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17 décembre This is the end...Me revoilà rapidement : je suis rentré d'Australie, C'était terrible, j'y serais bien resté... Un petit problème, je ne peux plus accéder à mon blog du boulot donc je peux plus le mettre à jour :-( ooooouuuuuuuiiiinnnn !!!!!! C'est donc la fin de ce blog. Merci à tous pour vos commentaires, vos visites et vos blogs que j'ai découvert ! Je pense faire un blog pour vous raconter mon trip en australie avec pleins de photos (ça vaut le coup) Et puis pourquoi pas un autre blog chez un autre hébergeur. A bientot. 3 octobre Rien ne change...La protection de l'environnement, parent pauvre du budget de l'Etat français PARIS (AFP) - L'Etat consacrera officiellement l'an prochain 896 millions d'euros à la protection de l'environnement, soit 0,3% de son budget total, selon des chiffres publiés lundi par le ministère de l'Ecologie. Sur ce chiffre, 237 millions d'euros continueront d'aller aux recherches sur l'énergie nucléaire, soit, comme les années précédentes, plus du quart du total. Les crédits ne progressent qu'en apparence d'une année sur l'autre (896 millions en 2006 contre 825 millions affectés au ministère de l'Ecologie en 2005). Ils reculent de -0,75% à périmètre constant, d'après des experts du ministère. Les investissements comme le fonctionnement risquent de pâtir de la hausse des dépenses de personnel (166 millions en 2006 contre 140 millions en 2005 et 134 millions en 2004).Parmi les victimes de l'austérité budgétaire, figurent les associations de protection de l'environnement, dont les subventions baisseront globalement de -20% en 2006 après -10% en 2005. Dans le cadre du nouveau budget, les crédits ne sont plus découpés par ministères mais par missions et programmes. Ceux consacrés à la protection de l'environnement sont inscrits à la mission "Ecologie et développement durable" (616 millions d'euros) et dans le programme de recherches sur les pollutions et les risques de la mission "Recherche et enseignement supérieur" (280 millions). Présentant son budget à la presse, la ministre de l'Ecologie Nelly Olin a souligné que l'effort consenti par la collectivité en faveur de l'environnement allait bien au-delà de ces crédits budgétaires. Elle a avancé un chiffre de 3,2 milliards d'euros en ajoutant diverses recettes fiscales, notamment les 2 milliards de redevances perçues par les Agences de l'eau. Parmi ses priorités, Mme Olin a cité l'achèvement du réseau de sites naturels remarquables, connu sous le nom de Natura 2000, qui coûtera "90 millions d'euros sur deux ans" (2006-2007, dont 40 millions en 2006). Elle a rappelé que la France, qui est poursuivie par Bruxelles pour non-respect de ses obligations européennes en la matière, s'était engagée à avoir identifié tous les sites français du réseau européen "avant avril 2006". 23 septembre Cruella... fidele à elle-mêmeTrois ours vont etre introduits dans les Pyrenees au printemps, AFP, 22/09/05 PARIS
(AFP) - La ministre de l'Ecologie Nelly Olin annoncera dimanche au
"pays de l'ours", a Arbas (Haute-Garonne), l'introduction de trois ours
slovenes dans les Pyrenees au printemps 2006, pres d'un an apres la
mort de la derniere ourse pyreneenne Cannelle en novembre 2004. "Ce sera probablement trois ours au printemps, puis deux a l'automne", explique-t-on dans l'entourage de la ministre. De
quoi decevoir les associations favorables a l'ours, qui attendent "la
confirmation des cinq lachers annonces par la ministre pour le
printemps 2006", explique Alain Reynes, directeur de l'association Pays
de l'ours-Adet. "J'ai
bien peur que si on annonce trois ours au printemps, puis deux a
l'automne, cela ne se resume a trois en tout et pour tout", craint-il. Et
de deplorer "un recul", par rapport au plan ambitieux annonce par
l'ancien ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier en janvier 2005, trois
mois apers la mort de Cannelle, abattue par un chasseur. M.
Lepeltier prevoyait de doubler la population d'ours (14 a 18 ours
actuellement) en trois ans, avec une premiere introduction de cinq ours
a l'automne 2005. Mme Olin a confirme le premier volet du plan - cinq
ours - tout en repoussant les reintroductions a 2006. Techniquement,
tout est pret. La France a deja introduit avec succes trois ours
slovenes dans les Pyrenees en 1996 et 1997. Les equipes de capture et
de lacher sont pretes, en Slovenie et en France. La ministre doit se
rendre a la fin du mois en Slovenie pour y signer un protocole. C'est
politiquement que les choses se compliquent. La presence de l'ours se
heurte localement a l'opposition d'eleveurs relayes par les elus,
surtout dans les Pyrenees-Atlantiques. L'ours
fait relativement peu de degats (200 brebis en moyenne par an, selon le
ministere) compare aux pertes naturelles en estive. Mais il concentre
l'opposition d'eleveurs fragilises par des conditions difficiles en
montagne. Il
reste 14 a 18 ours dans les Pyrenees, versant francais et espagnol,
dont quatre a cinq femelles, toutes situees dans les Pyrenees
centrales. Dans les Pyrenees-Atlantiques, ou Cannelle a ete abattue, il
ne reste que quatre males (y compris l'ourson de Cannelle). "D'un
point de vue biologique, il est urgent de renforcer le noyau des
Pyrenees-Atlantiques, qui ne compte plus que des males, mais il y a
d'autres parametres, sociaux et politiques", convient Pierre-Yves
Quenette, responsable de l'equipe technique "ours brun" a l'Office
national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). L'Institution
patrimoniale du Haut-Bearn, qui gere le dossier en
Pyrenees-Atlantiques, est revenue sur son offre initiale de
reintroduction "a minima" de deux femelles. "Aucune
commune des Pyrenees-Atlantiques n'est aujourd'hui candidate pour
accueillir un ours", constate M. Reynes. En revanche, deux communes de
Haute-Garonne ont donne leur accord a l'issue de la concertation menee
au printemps : Arbas, ou se rend la ministre, et Burgalays. Dans
l'Ariege, Massat est egalement disposee a accueillir d'eventuelles
reintroductions, selon M. Reynes. Mme
Olin devrait opter pour les Pyrenees centrales. "Il faut imperativement
que la population locale, representee par le maire, soit consentante",
previent Gilbert Simon, vice-president de l'association Ferus. Quitte a
ce que l'ours "colonise tranquillement d'autres territoires de proche
en proche". La
survie de l'espece depend de la poursuite du programme sur le long
terme, previennent les experts. Pour etre viable, c'est-a-dire au moins
se maintenir, un groupe de population doit atteindre au minimum 30 ours.Fidèle à elle-même, Cruella a encore agi... Et comme d'habitude, on se demande ce qu'est réellement un(e) ministre de l'environnement. On veut des Nounours ! ! ! On veut des Nounours ! ! ! On veut des Nounours ! ! !
31 août Faudrait pas nous prendre pour des cons, quand même... Vu aujourd'hui sur yahoo : ![]() ![]() alors il faudrait peut-être se mettre d'accord ... je sais pas pourquoi mais j'aurais tendance à croire que c'est la deuxième qui est vraie 19 août Grenouille-taureau : plutôt grenouille ou plutôt taureau ?La chasse à la grenouille-taureau, envahisseur vorace, est ouverte
LE HAILLAN (33) - On tire la grenouille de nuit en Gironde et en
Dordogne. C'est la mission, très sérieuse, d'agents de l'Office
national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) assistés
d'écologues, pour éradiquer la grenouille taureau, envahisseur vorace
qui menace l'écosystème. "C'est un particulier vivant à Vayres (Gironde) qui l'a introduite en 1968 dans sa mare pour rigoler et quelques années après, il y en avait dans tous les étangs", raconte l'agent technique de l'ONCFS. Aujourd'hui, ce batracien qui vit jusqu'à l'âge de neuf ans et hiberne d'octobre à mars est surtout présent dans les départements de la Gironde et de la Dordogne mais également dans les Landes, le Lot-et-Garonne, le Loir-et-Cher et la Savoie. Il n'y a pas d'estimation globale. "La grenouille taureau (Rana catesbeiana) se nourrit à 50% d'autres amphibiens et de tout ce qui passe à sa portée : crustacés, insectes ou même des oisillons", raconte Mathieu Detaint, écologue à l'association Cistude-nature basée au Haillan (Gironde). Cistude a commencé en 2003 un programme d'éradication, sur quatre ans, de cet amphibien qui ne connaît pratiquement aucun prédateur et pond jusqu'à 25.000 oeufs par an -contre 10.000 maximum pour les espèces locales. Le projet-pilote a visé dans un premier temps à dresser un inventaire des différentes zones de présence de la grenouille taureau, et dans un deuxième temps à rechercher les meilleurs moyens d'éradication. "On a testé la vidange des étangs, mais c'est coûteux et pas suffisamment efficace car il y en a toujours qui restent", souligne Mathieu Detaint, responsable du "programme taureau" pour Cistude, qui est soutenue par des collectivités locales. Le piégeage avec des grosses nasses se révèle en revanche efficace pour les grenouilles quand elles sont au stade de têtard ou juvénile, remarque l'écologue. "Mais c'est pour le moment le tir au fusil, permettant d'éradiquer les reproducteurs, qui a prouvé la meilleure efficacité", estime Luc Gueugneau. La chasse se fait la nuit, moment où elles sont le plus actives et le plus facile à repérer. "Nous avons déjà organisé cinq sessions entre septembre 2004 et juillet 2005, ce qui nous a permis d'en tuer environ 120" en Gironde, selon Mathieu Detaint. " Au début l'idée nous paraissait saugrenue", ne cache pas l'écologue, "mais elle a nous a peu à peu convaincue, car elle a permis d'éradiquer tous les adultes sur les deux sites où elle a été testée". Un programme d'éradication à grande échelle devrait être mis en place à compter de 2007 et l'association Cistude espère voir disparaître cette envahisseuse d'ici cinq à dix ans. And the winner is...C'est une winneuse ! bravo à ptiterockeuse et merci d'être passée sur mon blog Arrivée 2ème ( ou plutôt 3001ème ) : Yoko merci à toi aussi ! ! ! Qui ?Qui sera le 3000ème visiteur ? ( quand j'ai écrit ce billet, il en manquait que 3 ) 10 août Reggae Sun Ska
8 août Triste anniversaire...Hiroshima - Paris, International — A la veille du 60ème anniversaire du bombardement nucléaire d’Hiroshima et Nagasaki, Greenpeace demande à nouveau aux dirigeants internationaux de tenir leur promesse de désarmer leurs arsenaux nucléaires, et aux dirigeants du Japon de renoncer à leur projet de produire du plutonium utilisable dans la fabrication de bombes nucléaires. Des milliers de messages de paix envoyés à Greenpeace par des citoyens du monde entier ont été attachés à de larges ballons en forme de colombes qui ont été eux-mêmes disposés autour du Mémorial de la bombe atomique, à Hiroshima, pour rendre hommage à la mémoire des 300 000 victimes des deux bombardements. L’ensemble de l’opération Wing of Peace est présentée sur http://www.greenpeace.or.jp/cyberaction/hiroshima60/fr/?nro=france" Pour honorer la mémoire de ceux qui furent tués et pour empêcher que ce qui se produisit ici à Hiroshima ne se reproduise à nouveau, nous devons travailler ensemble pour défendre la paix ", déclare Kieran Longridge de Greenpeace International. " Le mois prochain aux Nations Unies, nos dirigeants peuvent commencer à oeuvrer dans ce sens. A l’occasion du Sommet du Millénium, les dirigeants mondiaux doivent de toute urgence tenir leurs promesses de désarmer leurs arsenaux nucléaires, en ouvrant immédiatement des négociations en vue de la signature d’un traité portant abolition de l’arme nucléaire. " " Eradiquer la menace nucléaire est plus urgent que jamais," avertit Longridge. Depuis le bombardement d’Hiroshima et Nagasaki, les Etats-Unis ont été rejoints par 8 pays qui possèdent désormais la bombe : la Russie, le Royaume-Uni, la France, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord. "Les pays dotés de l’arme nucléaire doivent prendre l’initiative et éliminer leurs arsenaux nucléaires. " " Le Japon doit aussi renforcer son engagement en faveur de la paix et du désarmement nucléaire en commençant par renoncer à son projet de produire du plutonium à l’usine de retraitement de Rokkasho-Mura " explique Atsuko Nogawa de Greenpeace Japon. " Tant que l’on persistera à produire des matières mortelles comme le plutonium, nous continuerons de vivre sous la menace de la prolifération des armes nucléaires. " L’usine de Rokkasho-Mura est la copie de l’usine de retraitement de La Hague, et a été construite avec l’aide de COGEMA, filiale de la holding nucléaire française AREVA. Greenpeace s’est dans le passé activement engagée contre les essais nucléaires américains et français dans le Pacifique. Lors de la présente cérémonie à Hiroshima, sous une bannière déclarant « Oui à la Paix, non à Rokkasho », les représentants des bureaux de Greenpeace dans le monde entier ont réaffirmé l’engagement de l’organisation internationale à lutter pour la paix et contre les armes nucléaires et les technologies et matériaux nécessaires à leur fabrication. Source : GREENPEACE 3 août La mer est polluée...
MADRID
(AFP) - Les mers du globe servent chaque année de dépotoir à 6,4
millions de tonnes de déchets, dont 15% sont rejetés sur les plages,
affirme l'organisation écologiste Greenpeace mercredi dans un
communiqué de sa branche espagnole. Quant aux effets sur la faune, "il a été démontré que 98% des fulmars (ndlr: oiseaux marins) de la mer du Nord ont des restes de plastique dans l'estomac". Greenpeace ajoute que les
déchets dans la mer ont également "des effets néfastes sur la santé
humaine, des répercussions économiques et qu'ils peuvent nuire à la
navigation". 2 août Un chasseur sachant chasser...
Puisque
notre chère Cruella (alias Nelly Olin, ministre de l'environnement... )
a choisi de prendre le parti des chasseurs, moi j'ai choisi de créer
mon lobby anti-chasse.
À un homme partant pour la chasse Victor Hugo
Risques de la chasse : ATTEINTES AUX BIENS ET AUX PERSONNES CONFLITS Certains comportements arrogants ou agressifs de la part de chasseurs contribuent à jeter le discrédit sur le monde cynégétique et enveniment une situation déjà déplorable, par l’addition des griefs évoqués ici. Les lâchers d’animaux pour le plaisir de tuer, les pollutions génétiques que cela engendre, affaiblissant les souches sauvages, le refus de prendre en compte les périodes de reproduction et d’élevage des jeunes oiseaux, et d’autres pratiques obsolètes génèrent une totale réprobation. De tels griefs exacerbent l’antagonisme entre chasseurs et non-chasseurs. CONTRAINTES LEGALES ABUSIVES La loi du 26 juillet 2000 permet à un non-chasseur de retirer ses terrains du territoire d’une Association Communale de Chasse Agréée (ACCA) mais oblige pour cela à des démarches contraires à la règle générale qui veut que partout ailleurs tout propriétaire est maître chez lui face à la chasse. Ce devrait être à l’ACCA de solliciter l’autorisation de chasser ! INSECURITE Chez soi, quand la chasse se pratique aux abords de maisons. Dans la nature, alors que s’exercent simultanément et à portée de fusil, d’une part la chasse et le travail des champs, d’autre part la chasse et les loisirs de plein air ! NUISANCES VISUELLES Installations inesthétiques (baraquements, pylônes, postes de nourrissage ou abreuvoirs) «points noirs» non intégrés dans le paysage). Chemins jalonnés de douilles... POLLUTIONS PAR LE PLOMB Dans les étangs, les prés et les cultures et il en résulte l’empoisonnement des chaînes alimentaires parfois jusqu’à l’homme. ACCIDENTS L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage recense en moyenne 200 accidents de chasse par an dont une trentaine de cas mortels et une centaine de très graves. L’une des causes principales d’accidents est le tir à de trop longues distances. La part d’accidents reste équilibrée entre chasse au grand «gibier» et chasse au petit «gibier». La plupart des accidents ont eu lieu le week-end.
FAITS DIVERS : Un chasseur confond une vache avec un sanglier SARREBOURG. - Posté à l'affût du sanglier, le chasseur savourait déjà sa chance d'avoir pu ajuster son tir par-dessus un champ de maïs. Mais le coup lui a quand même semblé insolite et force lui a été donnée de constater qu'il venait d'abattre d'une balle dans la nuque une magnifique vache de race charolaise qui bien à l'aise dans ses 900 kg avait cessé de paître dans le pré voisin. [...] "AFP", 15 février 2001 Une réserve de la Ligue de protection des oiseaux victime de vandalisme ROCHEFORT, 15 fév (AFP) - Le centre d'accueil d'une réserve de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), située à Yves, entre La Rochelle et Rochefort, a été saccagé dans la nuit de mercredi à jeudi et les dégats s'élèveraient à près de 400.000 francs (60.980 EUR) selon le directeur national de la LPO. "Les ouvertures ont été fracturées, la maison a été taguée, les systèmes de sécurité sont détruits et plusieurs incendies se sont déclarés à l'intérieur du bâtiment", a ajouté Michel Metais. Cet incident n'est pas le premier du genre dans la réserve, a précisé M. Metais, rappelant que samedi un acte de malveillance avait déjà été commis sur le site, consécutivement selon lui à la manifestation qui avait réuni près de 1.500 chasseurs à La Rochelle le même jour. [...] "Le Télégramme", 15 janvier 2001 Un poney pris pour cible dans sa pâture Comme tout son entourage, le petit Tom ne comprend pas pourquoi on s'en est pris à son poney PERROS-GUIREC (22) - Samedi, les propriétaires d'un poney ont découvert celui-ci dans une mare de sang. son arrière-train criblé de plombs. Caramel, âgé de quatre ans, est le compagnon du petit Tom, l'enfant de la famille. Ce poney trouve sa pâture dans un champ de Ploumanac'h situé au dessus de Saint-Guirec. [...]En effet, les plombs qui se sont logés dans le creux du grasset (au niveau de la rotule) et qui n'ont pas encore été extraits risquent, à terme, d'être fortement handicapants pour l'animal. "Le Télégramme", 28 octobre 2000 Blessée par un chasseur, la vache est euthanasiée LA FERRIERE - Une vache de type Prim-Holstein a été blessée par un chasseur au cours de la journée de jeudi. Un vétérinaire, appelé sur les lieux, a découvert plusieurs impacts de plomb au niveau des pattes ainsi qu'aux pis et a dû euthanasier l'animal. [...] "Sud-Ouest", 27 octobre 2000 Une balle de fusil traverse la cabine du tracteur PAULE - Il était 12 h 15, environ, hier, quand un incident de chasse qui aurait pu avoir de graves conséquences, est survenu dans les Côtes-d'Armor[...]. Alors que M. Philippe Le Pan, demeurant à Plévin, circulait au volant de son tracteur agricole en direction de Glomel, une balle de fusil de chasse a traversé sa cabine de part en part, passant à 30 cm de son visage. Par chance, il n'a pas été blessé. "AFP", 19 septembre 2000 Garde chasse sauvé par sa médaille ! BESANCON (AFP) - Un garde-chasse d'une cinquantaine d'années, pris pour cible par un chasseur qui l'avait confondu avec un sanglier, le week-end dernier à Montenois (Doubs), a été sauvé par sa médaille professionnelle sur laquelle la balle a ricoché. Samedi dernier, lors d'une battue aux sangliers, un chasseur avait tiré par erreur sur le fonctionnaire tandis qu'il regroupait ses chiens. La balle a ricoché sur la médaille de garde-chasse, une épaisse pièce en laiton, qu'il portait au niveau du cœur. Transporté à l'hôpital, celui-ci en a finalement été quitte avec un simple hématome, consécutif au choc causé par l'impact de la balle. "Ouest-France"sur internet, 25 mai 2000 Battue aux renards contre classe nature Étonnant face-à-face, dans un chemin près de Nantes Mardi matin, une classe de La Chapelle-sur-Erdre s'est retrouvée nez à nez avec un groupe de chasseurs en pleine battue aux renards. Une partie de chasse non déclarée et donc à haut risque pour les promeneurs. Un lieutenant un tantinet inquiet lorsqu'il entend évoquer la battue aux renards : « Pourquoi ? Il y a un problème ? » Non, il n'y a pas eu de problème. Reste qu'une telle battue, à proximité d'un chemin de randonnée connu, dans une zone passablement fréquentée par les promeneurs, les joggers, les enfants, avec des fourrés propices au jeu... n'est-ce pas prendre des risques inconsidérés?. Et comment se fait-il que personne n'était au courant ? « Parce que, souvent, lorsque nous sommes alertés sur des questions de nuisibles, nous intervenons aussitôt et nous nous contentons de prévenir la DDA dans les 48 heures. Et celle-ci régularise à ce moment-là », explique encore le lieutenant de louveterie. Ce que, avec réticence et gênée aux entournures, l'interlocutrice de la DDA confirme. « Mais il y a de telles pressions des sociétés de chasse, parfois... » Régularisation ? Le procédé ressemble plutôt à la politique du fait accompli. La demande d'autorisation risquerait trop de se heurter à un refus ; chacun se réfugie alors derrière une facile « régularisation » après coup. L'appel au secours des victimes des renards ? À première vue, les agriculteurs riverains ne se sont pas plaints de quelconques dégâts des goupils. Alors à quelle irrépressible « urgence » les chasseurs ont-ils réellement répondu, mardi matin ? Comme la polémique sur les dates d'ouverture de la chasse semble dérisoire, tout à coup... Les enseignants, les parents d'élèves se concertent pour déposer plainte. "Libération", 24 avril 2000 (Sylvestre Naour) Le député PS échappe aux chasseurs de la Somme par hélicoptère Vincent Peillon, coincé dans une manifestation qui a fait cinq blessés. Amiens - Un député évacué par les gendarmes en hélicoptère, voilà qui n'est pas courant. C'est le sort qu'a connu, samedi, Vincent Peillon, député socialiste de la Somme, confronté dans sa circonscription à une violente manifestation de chasseurs, furieux du projet de loi sur la chasse qui restreint les dates d'ouverture de la chasse au gibier d'eau pour mettre la législation française en conformité avec une directive européenne. Ruban, discours, photo en rang d'oignons, l'inauguration de la déchetterie d'Ault (Somme) ne devait pourtant pas faire de vagues. Mais quelques dizaines de chasseurs s'échauffaient depuis le matin sur deux ronds-points qui ouvrent la baie de Somme aux touristes. Vers 10 heures, ils décident de migrer vers Ault et sa déchetterie intercommunale toute neuve. Les œufs pourris volent, les galets aussi, des excités tentent de forcer la grille du site blessant deux élus et trois gendarmes mobiles appelés en renfort. Réfugié dans le bunker de tôle, le député doit être évacué par l'hélicoptère de la gendarmerie. [...] 30 mars 2000 Des oiseaux massacrés dans un centre de soins LISIEUX (AP) -- Des oiseaux appartenant a des espèces protégées, qui avaient été placés au centre de soins La Dame Blanche de Saint-Julien-de-Mailloc, près de Lisieux (Calvados), ont disparu ou ont été massacrés par des inconnus, a-t-on appris mercredi auprès de l'association. Les huit volières de rééducation situées dans le parc de ce centre de sauvegarde de la faune sauvage de Basse-Normandie, qui avait récemment accueilli plus d'une centaine d'oiseaux mazoutes de l Erika, ont été partiellement détruites dans la nuit de mardi à mercredi par des individus qui s'en sont pris aux oiseaux placés en ces lieux après une longue période de soins. Une dizaine d'entre eux ont été retrouvés à terre, morts, le cou tordu ou fracassés à coups de bâtons, alors que les autres, dont un faucon pèlerin et plusieurs chouettes, ont disparu. Une plainte a été déposée par l'association de La Dame Blanche à la gendarmerie d'Orbec (Calvados). Chasse aux poulets !!! Personne n'est en sécurité, pas même les gendarmes ! CHARENTE-MARITIME - La battue finit à la gendarmerie Samedi, une battue au chevreuil organisée sur le territoire de l'Association communale de chasse agréée (ACCA) de Tonnay-Charente s'est terminée à la gendarmerie, où une procédure a été ouverte pour mise en danger de la vie d'autrui. Alors que des gendarmes de Rochefort et de Tonnay-Charente circulaient sur la départementale 214, dans deux véhicules différents, ils se sont retrouvés en présence de trois chasseurs postés au bord de la route, qui n'ont pas hésité à tirer sur un chevreuil poursuivi par des chiens, au moment même de leur passage. Un des tireurs était même installé sous un panneau « Réserve de faune sauvage » ! [...] Si le chevreuil a été criblé de plombs, les voitures des hommes des forces de l'ordre n'ont pas été touchées. [...] "Sud-Ouest", 16 novembre 1999 Gros gibier !!! Hier, vers 7h90, au lieu-dit Balaurie, sur la commune de Barredes-Cévennes(Lozère), un chasseur, croyant voir une biche, a tiré et tué une jument(...). Armé d'un fusil à lunette et à 150m, il a confondu une biche avec un animal quatre fois plus gros. "Midi-Libre", 16 septembre 1999, Partie de chasse en ville Tous les endroits sont bons, tant qu'il y a du gibier. Les Rennais s'en sont aperçus... Rennes (35).Stupéfaction d'une patrouille de police hier. Alertés par un témoin, les fonctionnaires ont interpellé, à 20 h, deux hommes armés de fusil qui chassaient dans le parc du Lycée Mendès France. Ils venaient de tuer un canard. Ces deux hommes âgés de 64 et 42 ans ont été entendus ensuite à l'hôtel de police et seront convoqués au tribunal correctionnel. "Ouest-France", 22 octobre 1999
29 juillet Vvvvvoouuuuuhhh... Encore du vent....Les Etats-Unis signent un accord climatique VIENTIANE (AFP) - Les Etats-Unis et cinq puissances d'Asie-Pacifique ont officiellement dévoilé à Vientiane un accord sur la réduction de l'émission des gaz à effets de serre, tout en assurant que le protocole de Kyoto n'était pas menacé. L'accord, d'abord évoqué à Washington par George W. Bush, puis expliqué dans ses détails par le secrétaire d'Etat adjoint américain Robert Zoellick au Laos, implique les Etats-Unis, l'Australie et les quatres plus grandes puissances d'Asie - Chine, Inde, Japon et Corée du sud -. Les signataires représentent près de 50% des émissions de gaz à effets de serre dans le monde, selon Robert Zoellick. Leur accord est cependant non contraignant et ne comprend aucun calendrier. Jeudi, en marge d'une réunion de l'Association des nations d'Asie du sud-est (Asean), les pays concernés tentaient d'expliquer que le texte n'affaiblissait pas le protocole de Kyoto. Conclu en 1997 et entré en vigueur en février dernier, ce dernier vise une réduction mondiale de 5,2% des émissions de gaz à effet de serre d'une trentaine de pays industrialisés par rapport à 1990. Il expire en 2012 et n'a été ratifié ni par les Etats-Unis ni par l'Australie. "Nous n'essayons pas de porter atteinte à Kyoto", a assuré le ministre australien des Affaires étrangères, Alexander Downer. L'un des principaux arguments contre le protocole est que les grands pays en développement tels que la Chine et l'Inde ne sont pas concernés. "Les solutions concernent tous les pays et non seulement certains d'entre eux, et nous devons nous assurer que les pays développés et en développement sont tous impliqués", a justifié Alexander Downer. "Nous devons écouter nos collègues en développement", a estimé pour sa part Robert Zoellick. "Chine et Inde en particulier font face à un énorme défi de développement dans lequel l'énergie est un composant essentiel". Les domaines de l'accord vont d'un charbon propre à l'énergie nucléaire civile en passant par l'énergie éolienne et solaire, selon le communiqué commun.
Les six pays travailleront ensemble à la diffusion de technologies pour
promouvoir "la croissance économique tout en permettant une réduction
significative de l'intensité des gaz à effets de serre", ajoute-il. Ils entendent créer "un contexte favorable pour le développement, la diffusion, le déploiement et le transfert de pratiques et technologies rentables et plus propres, existantes ou à venir". "Kyoto reste en place et la nouvelle initiative se concentre sur le transfert de technologies aux pays développés pour éliminer les émissions de dioxide de carbone", s'est félicité au Japon le directeur adjoint de la politique climatique au ministère de l'Environnement, Akio Takemoto. Les premières réactions des pays non signataires semblaient elles aussi plutôt favorables, alors que 24 pays s'apprêtaient à ouvrir à Vientiane le Forum régional de l'Asean sur la sécurité. Le réchauffement climatique avait été l'un des thèmes dominant de la réunion des huit pays les plus industrialisés (G8) à Gleneagles (Ecosse) début juillet. George W. Bush y avait maintenu sa position hostile au protocole de Kyoto, en concédant toutefois l'existence d'un "problème" climatique. Jeudi, l'engagement américain semblait satisfaire plusieurs pays de la région. "Tout effort réel pour améliorer le problème du changement du climat mondial doit impliquer les Etats-Unis", indiquait Singapour dans un communiqué. "Je suis ravi de voir qu'un nouveau pas a été franchi", renchérissait le ministre canadien des Affaires étrangères Pierre Pettigrew. "C'est un progrès mais nous attendons de la matière (...). Nous en avons besoin". Un semblant de mesure, sans
aucun engagement concret, afin bien sur de ne pas "mettre en péril
l'économie américaine" (dixit Guignol). Les Etats-Unis travaillent sur
l'enfouissement des gaz à effet de serre dans le sous-sol de notre
planète... C'est ça la réduction des émissions de gaz à effet de serre
??? Coup de Gueule...
Probablement parce que c'est une longue histoire. Je dis souvent que je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu par raison, ce qui rend sans doute mes convictions d'autant plus solides. Comme beaucoup de gens, j'avais un certain nombre d'affinités avec les grands espaces, la nature, mais ça ne fait pas de vous un écologiste. On peut d'ailleurs avoir une grande affection pour la nature, au sens rousseauiste du terme, et être un prédateur. Sans m'en rendre compte, je l'ai probablement été quand j'avais 20 ou 25 ans, lorsque pour moi la nature était une sorte d'exutoire. Ma prise de conscience s'est donc faite progressivement, après plusieurs constats consécutifs à mes nombreux voyages. Premier constat : la planète qui nous héberge est beaucoup plus petite qu'on ne l'imagine. Il faut vraiment s'en rendre compte parce que l'on croit vivre dans un monde presque infini. Or ce monde est clos, limité et d'une échelle raisonnable. Corollaire: la planète est vulnérable. Le deuxième constat, c'est que l'empreinte écologique de l'humanité est visible à l'oil nu et son expansion tout autant. Tout à coup, on réalise la rapidité et "l'efficacité" des dégradations que l'on inflige à l'environnement. Je me suis aussi aperçu, par moi-même ou par l'éclairage de nombreux chercheurs, que ces dégradations compromettaient la trajectoire de l'humanité. Ces constats de visu, ces impressions sur le terrain sont corroborés, étayés par les rapports des scientifiques qui sont tous au rouge. Il y a vraiment péril en la demeure, et dans une échelle de temps courte. Longtemps on a pensé qu'à l'issue de ce siècle il faudrait, peut-être, commencer à réduire notre impact sur l'environnement. Non, nous sommes maintenant à la croisée des chemins. C'est maintenant que ça se joue et c'est maintenant que l'on peut décider de l'ampleur des crises à venir -parce que les crises seront inévitables. A partir de ces constats, ce combat m'a paru coiffer les autres préoccupations. Ma conviction est que la crise environnementale va changer d'échelle et quelle donnera des occasions supplémentaires à l'humanité pour s'affronter. Cela ne fera qu'accroître nos points de friction. Lorsqu'il n'y a plus l'espace d'un doute sur ce qui se trouve devant vous, soit vous cédez au fatalisme ambiant, soit vous faites semblant de ne rien voir, comme le fait toute une partie de la société, soit encore vous dites "c'est le combat que je prends". Chemin faisant, d'un combat solitaire, empirique, c'est devenu un combat raisonné, collectif. Dans la fondation que j'ai créée, des experts sont venus me soutenir, me cadrer, me nourrir, m'éclairer parce qu'il faut éviter de véhiculer de fausses vérités, être prudent dans les projections pour ne pas discréditer le reste du combat
Très sincèrement, tous les jours, au fond de moi, je suis dans un état de colère monumentale, pour une simple et bonne raison : il n'y a pas un interlocuteur que je rencontre, quel que soit son niveau, sa sphère, ses opinions politiques, qui oppose le moindre argument à nos inquiétudes. Donc individuellement, il y a un accord sur nos analyses, mais collectivement rien ne bouge. Je me dis que soit je passe mon temps à rencontrer des maîtres dans l'art de l'hypocrisie, soit, tout simplement, la prise en charge de tous ces éléments est lourde et complexe : chacun est effrayé et préfère... oublier. Il y a donc des moments o— je bous un peu et o— je comprends vraiment Greenpeace.
Oui, car la surdité des décideurs, quand elle est chronique, c'est une forme de violence. Donner le sentiment d'écouter l'autre mais de ne pas en tenir compte, c'est, sur la longueur, une forme de violence. En revanche, je ne considère pas que les gens de Greenpeace sont violents, je les adore et je les trouve légitimes. Ils ont choisi un mode d'action engagé, parfois un peu plus physique mais c'est, me semble-t-il, le minimum que l'on puisse opposer à cette violence.
Je l'ai rencontré, à la fin des années 1980, à sa demande, il était maire de Paris et avait eu écho que je voulais lancer une fondation s'occupant d'éducation à l'environnement. Il m'a proposé son aide, et la Mairie de Paris a été, un temps, un des partenaires de la fondation. Jacques Chirac a par la suite montré assez régulièrement un intérêt - qui s'est intensifié au cours des dix dernières années - pour la vision et l'analyse que j'avais de l'état du monde. Au retour de mes voyages, je lui racontais, un peu, ce que j'avais vu de merveilleux et, surtout, ce que j'avais vu d'inquiétant. Au départ, c'était un témoignage et cela s'est transformé en un dialogue constant, dense et intense sur l'écologie. Je l'ai fait "profiter" de ma propre évolution personnelle. Je l'ai nourri d'un certain nombre de notes soit personnelles soit émanant de personnes diverses, qui lui transmettaient des rapports et des expertises sur des thématiques environnementales. Cela dure toujours. Je ne me suis pas privé de cette écoute parce que ma mission consiste à sensibiliser, informer, porter la connaissance tant au niveau du grand public qu'à celui des décideurs. Parallèlement, il s'est noué entre le président et moi une sorte de relation d'estime, mais il a toujours été très clair entre nous qu'elle ne pouvait en aucun cas interférer sur mon indépendance. J'ai pu, en différentes occasions, affirmer cette indépendance, en critiquant ouvertement et régulièrement les non-choix et l'inertie du gouvernement, les camps politiques sur leur ignorance et leur inconséquence. Ce travail que j'ai fait avec le président, je l'ai aussi fait avec d'autres hommes politiques, comme François Hollande, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg et bien d'autres. Il y a peu d'hommes politiques de premier plan avec lesquels je n'ai pas essayé d'engager un dialogue. Le point d'orgue de ma relation avec le président a été le jour o—, peut-être à la suite d'un quiproquo entre lui et moi, il m'a proposé de devenir ministre. Cela ne m'avait jamais traversé l'esprit et, pour un certain nombre de raisons que j'ai déjà expliquées, je n'ai pas eu l'ombre d'un doute sur ma réponse. Mon refus n'a pas contrarié le dialogue que nous avons et il m'arrive de prendre mon téléphone ou d'envoyer un fax pour pousser un coup de gueule.
Je le souhaite mais je ne le crois pas pour l'instant. Nous ne sommes pas dans la situation de faire du développement durable. Nous sommes plut“t dans le théƒtre des apparences. Bossuet constatait que nous étions des créatures étonnantes qui nous affligions des effets dont nous continuions à adorer les causes. On fait tous semblant de s'affliger des effets, mais on ne veut pas voir les causes et on continue à les encourager. Les mots écologie, environnement, développement durable, qui étaient ghetto‹sés il y a peu, sont dans la bouche de tout un chacun, gauche et droite confondues, mais on n'a pas tiré les conséquences de ce que cela impliquait, la révision fondamentale de notre société, notamment sur le plan économique.Le développement durable, ce n'est pas un petit paramètre que l'on prend en compte quand on a considéré tous les autres. C'est une imprégnation transversale de tous les choix de la politique. Cela s'apparente à un tamis : chaque choix public doit passer à travers. On se trouve à des années-lumière de cela. On est, aujourd'hui comme hier et probablement comme demain, dans de la poudre aux yeux. La politique, telle qu'on la conçoit aujourd'hui, s'inscrit dans un canevas de temps incompatible avec l'engagement écologique car ce que l'on va semer ne profitera pas, en termes électoraux, à celui qui aura semé. L'écologie n'est pas dans la mentalité du personnel politique qui, pour la plupart, a été élevé dans l'idée que nos institutions, notre technologie, notre recherche trouveront remède à tout, que des désordres éventuels trouveront remède dans notre intelligence. Et puis, cette préoccupation remet en cause des fondamentaux car, dans une société vivant dans le culte de la croissance quantitative, il faut bien reconnaître que le premier ennemi de l'écologie à l'heure actuelle, c'est cette croissance, dès lors qu'elle entraîne à parité une croissance des flux d'énergie et de matière. Tant que notre société ne se dotera pas d'un minimum d'outils comme la fiscalité énergétique, on ne se mettra pas en situation d'agir efficacement. Mais je peux vous assurer que lorsque vous dites cela à un homme politique de gauche ou de droite, il a décroché depuis longtemps et pense que ce n'est pas possible. Il voit arriver les lobbies lui démontrant que tout cela va menacer l'emploi ou tel secteur économique... En France, nous sommes un peu les chantres du protocole de Kyoto de réduction des gaz à effet de serre mais, dans le même temps, nous nous mettons dans la situation de ne pas tenir nos engagements parce que nous ne réalisons pas que si, par exemple, nous construisons une troisième plate-forme aéroportuaire sur Paris, cela va engendrer une augmentation des gaz à effet de serre.
D'abord, j'ai toujours du respect pour les gens qui ont fait du chemin, même s'il est insuffisant. Ensuite, j'aurais aimé entendre des grands leaders de gauche avoir des engagements aussi forts que ceux que le président a eus régulièrement. Enfin, dans un système o— pouvoirs exécutif et législatif sont séparés, vous aurez beau être président, avoir la majorité à l'Assemblée comme au Sénat, si votre camp politique ne partage pas cet engagement, la marge de manouvre sera excessivement faible. Regardez comment le président a d– se battre pour faire passer auprès de son propre camp la Charte constitutionnelle sur l'environnement, un texte édulcoré qui n'est pas la panacée ! Dans l'actualité écologique des derniers mois, il y a certes la Charte, mais aussi l'abattage des loups, la mort de l'ourse Cannelle, les dates d'ouverture de la chasse, des attaques contre les lois "Montagne" et "Littoral". La protection de l'environnement semble dans le collimateur de bien des parlementaires, et particulièrement de parlementaires de la majorité. C'est calamiteux. J'aurais aimé que le président intervienne, il aurait pu faire preuve d'autorité et je regrette très profondément qu'il ne l'ait pas fait. Le florilège que vous citez est inique. Je n'attends plus rien de probant du système actuel. Des exemples : le budget du ministère de l'écologie est en baisse, on divise ses locaux pour y mettre la francophonie, on a réduit comme peau de chagrin le budget de l'Agence de l'environne ment et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Je sais que le bilan écologique du quinquennat sera insignifiant. Je ne doute pas de la bonne volonté d'un Lepeltier [le ministre de l'écologie]. Mais sa bonne volonté est là essentiellement pour encaisser tous les jours des coups de ses propres collègues. Il faut un courage et une résignation que je n'aurais pas car sa mission est impossible. Comment voulez-vous faire face à un Gaymard, à un Devedjian, des gens qui sont habités par d'autres logiques, pour qui le développement durable est juste un obstacle ? Le ministère de l'écologie doit au minimum être à Bercy. Au minimum... Et le tamis dont je vous parlais tout à l'heure doit être chez le premier ministre. Ce n'est évidemment pas le cas.
J'ai plaidé plusieurs fois pour ce changement de structure. Quand j'ai refusé à deux reprises d'être ministre, j'ai essayé de faire en sorte que mon refus soit accompagné de propositions concrètes en disant : "Ce n'est pas l'homme qui compte, vous n'aurez pas plus de résultats avec moi. C'est l'architecture qui compte." J'avais demandé que l'on tienne compte de ces remarques, notamment au cours du dernier remaniement, que l'on donne un pouvoir économique et politique différent au ministère de l'écologie, qu'il soit au minimum rattaché au premier ministre. On ne m'a jamais dit non. On m'a même de temps en temps laissé de l'espoir. Et non seulement cela n'a pas été fait, mais cela a été pire que cela puisqu'on a supprimé le secrétariat d'Etat au développement durable. Tout cela parce que l'opposition est quasiment unanime à droite. Il faut d'ailleurs savoir comment, dans les couloirs, l'engagement écologique du président est traité par l'UMP : ils tournent cela en dérision, parce qu'ils n'y croient pas.
C'est une métaphore qui repose sur plusieurs analogies. La première, c'est que le Titanic, à l'époque, était le fleuron de notre technologie. Ceux qui l'avaient conçu comme ceux qui le pilotaient ne se posaient pas la question de sa vulnérabilité. C'est symptomatique de notre époque qui a une confiance outrancière dans notre technologie et notre science. Deuxième analogie : quand l'équipage a vu l'iceberg, il a tourné trop tard le gouvernail. Nous, nous faisons semblant d'avoir vu l'iceberg mais, dans le meilleur des cas, on se prépare à diminuer un peu l'allure, et pas du tout à modifier la trajectoire. Dernière analogie : quand le bateau coula, que l'on f–t en première classe ou dans les soutes, chacun en prit pour son grade. C'est cela le syndrome du Titanic.
En préambule, je voudrais dire que j'ai longtemps cru que la communication allait sauver l'humanité, que les hommes, en se découvrant les uns les autres, allaient mieux se comprendre et s'apprécier. Je crains que la communication ait un effet pervers contraire, qu'elle cristallise les différences et rende d'autant plus indécentes les injustices. Cela crée et alimente d'énormes tensions, qui font ensuite le lit de toutes formes de radicalisation. Les crises écologiques qui nous menacent vont être un facteur aggravant, se surajouteront à ces tensions. Quels sont les signaux de ces crises écologiques ? Pour moi, il y a quatre courbes, qui s'alimentent les unes les autres. La première, c'est la courbe démographique : la population mondiale devrait dépasser les 9 milliards d'individus à la fin du siècle. Parallèlement, la deuxième courbe, celle de la consommation et de la pollution, augmente. On pèse chacun, chaque jour, de plus en plus sur la planète. La troisième, celle de l'émission de gaz à effet de serre, et la quatrième, celle de l'érosion de la biodiversité, augmentent elles aussi. Pour employer une image, on voit bien que les trajectoires de l'humanité et de la nature sont en train de converger et qu'il va y avoir une collision. Dans les modélisations prudentes du réchauffement planétaire présentées par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), la fourchette basse est alarmante. En termes de désordre écologique, de conséquences sanitaires, de pénurie de ressources, d'érosion de la biodiversité, le tableau est dramatique. On ne nous parle pas d'une échéance de deux cents ans. On nous dit qu'il va y avoir un effet d'emballement dans le siècle. Ainsi, les océans ont une capacité de stockage du CO2 qui diminue lorsque la température de l'eau augmente. Ainsi, quand le permafrost repasse régulièrement à des températures positives, la fermentation des matériaux organiques reprend et le méthane, qui est un gaz à effet de serre beaucoup plus efficace que le CO2, est libéré dans l'atmosphère. Voilà deux effets d'emballement. On va changer d'échelle.
La meilleure et la seule attitude consiste à construire une Europe exemplaire sur le plan écologique. Elle devra redonner du sens au progrès, c'est-à-dire orienter la recherche et la technologie pour améliorer durablement la condition humaine. Elle devra être solidaire avec le Sud pour ne pas être responsable de désordres écologiques et sanitaires. Et solidaire avec le futur pour que nos enfants et nos petits-enfants ne se retrouvent pas avec des équations sans solutions. Faisons cette Europe-là et, à ce moment, les Américains seront bien obligés de se rendre compte que nous avons su anticiper. Et si nous trouvons de nouveaux modes de transport, de chauffage avec des énergies ayant un impact raisonnable sur l'effet de serre, nous en tirerons économiquement profit le jour o— le pétrole s'arrêtera. Si nous avons exploité différemment nos matières premières, notre eau, nos ressources halieutiques, nos sols, ce sera précieux. De toute façon, si nous ne mettons pas en place des mécanismes de régulation, la nature le fera d'elle-même, indépendamment de nous. Je dis souvent que le monde de demain sera radicalement différent de celui d'aujourd'hui. Il le sera de gré ou de force. S'il l'est de gré, le tribut sera beaucoup moins lourd et terrible que s'il l'est de force.
Très sincèrement, si. Mais en même temps, comme je combats le
fatalisme, si moi-même j'y cède, je me renie. Je réfléchis à une autre
méthode pour peser plus et créer un lobby des consciences. 26 juillet CruellaDécidément, je crois que je n'ai rien compris... Je pensais que le ministère de l'environnement servait à protéger et préserver la nature, assurer la protection des espèces animales et végétales qui la composent. Après l'épisode du loup, Nelly Olin, alias Cruella, vient de nous montrer que nous nous trompions sur toute la ligne. En effet, Cruella vient d'avancer de 3 semaines la date d'ouverture de la chasse aux oiseaux migrateurs pour les oiseaux d'eau, celle-ci étant maintenant fixée au 6 août. Les associations compétentes en la matière ( Ligue de Protection des oiseaux, ... ) jugent qu'afin d'assurer la tranquilité et de permettre la reproduction de ces espèces en toute quiétude, cette chasse ne doit pas s'ouvrir avant le 1er septembre. Qu'importe, Cruella n'en a que faire. Il est plus facile de satisfaire les chasseurs, constituant une plus grande part d'electeurs de la majorité UMP que les ecolos et les personnes soucieuses de notre planète. On en est donc certain, le rôle du ministère de l'ecologie est de faire figuration, de lever la barrière qui aurait pu exister (si on avait un vrai ministre de l'ecologie) entre les projets futurs et les contraintes environnementales en les enlevant. De plus, on voit bien que malgré les belles paroles de chichi, il n'en est rien. Ce n'est que du vent. Le budget du ministère est constamment amputé (alors que celui de la défense augmente constamment), l'ADEME est à deux doigts du dépôt de bilan, ... Même si elle a été condamné 2 fois par la commission européenne à ce sujet là (non-respecct des quotas de pêches et manque de mesures pour la reduction des gaz à effets de serre), la France n'en a que faire. C'est pas encore pour aujourd'hui que la France fera des progrès au niveau de la protection de l'environnement. C'est navrant, décevant, décourageant, attristant, consternant, lassant, démoralisant, désespérant, dégoutant, désolant, ecoeurant...
22 juillet Sauvons la planète ...
Suivez ces conseils, vous économiserez jusqu’à cinq pleins par an ! 20 juillet Petrol'Anes...
A 320 km au sud de Tokyo, un pétrolier s'est éventré vendredi sur un chimiquier. Vendredi matin, le pétrolier naviguait au radar dans un brouillard épais quand à 4 h 10, dans la mer de Kumano, à 30 kilomètres du cap Mikizaki, il est entré en collision avec un chimiquier nippon de 500 tonnes, le Nikko Maru. Un type d'accident rarissime au Japon, malgré la densité du trafic dans ces eaux. Pour un bilan sévère : six morts, dont les cinq ingénieurs membres d'équipage du pétrolier, et un blessé grave. Le Kyokuyo Maru s'est embrasé dès la collision. Secoué par des explosions, il s'est aussitôt transformé en torche flottante et a brûlé pendant deux jours. Combien a-t-il perdu de tonnes de sa cargaison en mer ? Mystère. Ce week-end, les autorités nippones sont restées avares en détails sur l'étendue de la pollution. La coque du pétrolier ayant été éventrée, il ne fait guère de doute qu'il a perdu une quantité importante de sa cargaison. Il transportait alors vers le port de Matsuyama 2 000 mètres cubes de benzène, un hydrocarbure incolore, insoluble dans l'eau, inflammable et très toxique. Quant au Nikko Maru, plié en deux par le choc, il transportait 1 000 tonnes de créosote, un mélange hyperpolluant et huileux de phénols et de crésols obtenu après distillation des goudrons de bois. L'impact écologique de l'accident reste inconnu mais les autorités se veulent rassurantes. Aucune traînée de créosote ou de benzène n'aurait été repérée en mer. Des garde-côtes précisaient dimanche que le benzène et la créosote étaient «probablement en train de fuir». Une très mauvaise nouvelle pour les pêcheurs de la mer de Kumano. C'est aussi au large de ces eaux que se poursuit tout l'été une active campagne de chasse à la baleine, dénoncée avec virulence par Greenpeace et de nombreux pays, Australie et Nouvelle-Zélande en tête.
Quelques photos...Source : Notre Planète 11 juillet 20 ans apres...
La fin de la guerre froide a ravivé les espoirs de paix. Mais conflits et guerres se sont multipliés pour contrôler l'accès aux ressources naturelles (pétrole, eau...). A la menace nucléaire s'est ajoutée celle tout aussi préoccupante des changements climatiques. Plutôt que résoudre les causes de la pauvreté, de l'injustice, de la dégradation de l'environnement, les leaders mondiaux, notamment ceux du G8, ont d'abord oeuvré à renforcer leur suprématie militaire. Quelques 41 milliards d'Euros lâchés pour l'Afrique mais plus de 1000 milliards de dépenses militaires dans le monde cette année... alors que la moitié de l'humanité vit avec moins de deux Euros par jour. Depuis 1945, les Etats-Unis ont investi près de 6000 milliards de dollars pour leur programme nucléaire militaire. La France dépense chaque année plus de 3 milliards d'Euros pour son arsenal nucléaire, la Grande-Bretagne plus de 2 milliards d'Euros. "Les leaders mondiaux doivent immédiatement cesser de gaspiller des sommes astronomiques pour développer leurs bombes atomiques. Au contraire ils doivent concentrer leurs ressources sur un programme d'action pour promouvoir la paix, combattre les changements climatiques, préserver les forêts et sauver les océans" ajoute Yannick Jadot. Les grandes puissances n'ont pas su promouvoir un accès équitable aux ressources mondiales tout en respectant les limites écologiques de la planète. Ils n'ont pas su, non plus, investir une fraction de tous ces milliards dans le développement des énergies propres et sures pour combattre les changements climatiques. Ces échecs répétés génèrent davantage d'injustices, de souffrances, de conflits et d'insécurité à l'échelle globale. Répondre à la violence par la violence n'est pas la solution. Accélérer la course à l'armement nucléaire ne supprimera ni la guerre, ni le terrorisme, au contraire ! La sécurité mondiale passe d'abord par une protection et un accès équitable aux ressources de la planète. "Il n'y a pas de bombe utile ni acceptable que ce soit dans les arsenaux des puissances nucléaires, sur le Rainbow Warrior, dans les bus et les stations de métro de Londres ou dans les rues de Bagdad" conclut Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. 5 juillet La petite vie de Zurita...Zurita, la dure vie d'une mère célibataire chez les pingouins
C'est pourquoi les manchots forment des couples, souvent pour la vie. Et la raison pour laquelle les mâles participent activement à la phase d'incubation.La plupart des mâles, s'entend. Car Zurita n'a pas eu de chance avec Gazpacho qui, lorsqu'elle l'a rencontré, était considéré comme trop jeune pour fertiliser un oeuf, explique une gardienne du zoo, Darlene Broniewicz.
Avant de le croiser, Zurita, née dans un zoo de l'Oregon (nord-ouest),
avait connu des déboires dans sa quête d'un compagnon. En 1997, elle
avait été transférée à Brookfield et s'était unie à Zoro, mort de
maladie en 2000 sans lui laisser de descendance. Lorsque les gardiens, étonnés, voient
les deux manchots copuler, ils concluent à d'innocents jeux. Mais deux
oeufs apparaissent. Immature, Gazpacho ne comprend pas. Zurita "a
vraiment essayé de lui faire couver les oeufs", explique Darlene
Bronizwicz. En vain. Il "partait jouer avec ses amis" dans le bassin,
témoigne Patty McGill. Zurita est donc contrainte de couver seule,
durant des semaines. Jusqu'au jour où la coquille d'un oeuf se fend,
offrant le monde à un bébé femelle. La solitude n'est pas facile à vivre. Zurita tombe malade, elle boîte. Total...ement Irresponsable ! Un nuage toxique passé sous silence samedi 02 juillet 2005 (Liberation)
«L'industriel ne nous a pas informés qu'un nuage toxique se dirigeait sur la ville», réagit le sous-préfet de Forbach, Guy Tardieu. Du coup, le plan de secours prévu pour les sites Seveso 2 n'a pas été déclenché. Et TPF n'a admis que plusieurs jours après les faits la relation entre la fuite de styrène et les maux des habitants. Face à la population excédée, Michel Bergougnan, le directeur de TPF Carling, s'est livré, jeudi soir, à un difficile exercice de communication: «Nous n'avons rien voulu dissimuler. Je reconnais que nous avons failli, mais c'est par manque d'information, nous avons sous-estimé certains risques et notre communication a été plus que défaillante, c'est peut-être un problème de compétence.» Michel Kaspar, président de l'Adelp (Association pour la défense de l'environnement et la lutte contre la pollution en Moselle-Est) s'inquiète : «C'est un aveu d'ignorance, de non-maîtrise technologique. Ils jouent aux apprentis sorciers.» |
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